Immersion à Stockholm dans une pâtisserie : in pursuit of the best kanelbulle part 2

Toujours à la recherche du meilleur kanelbulle, je me rendais compte qu’au niveau des méthodes de production, il y avait des gestes qui me manquaient. J’ai donc décidé d’écrire à différents pâtissiers suédois leur demandant si je pouvais venir faire un « stage d’observation » pour apprendre à faire des kanelbulle. J’ai croisé les doigts pour que l’un d’entre eux accepte ma requête qui a dû leur paraitre surprenante 😊

Lorsque j’étais retournée à Göteborg l’année dernière pour voir des amies, j’avais acheté un livre de recettes écrit par Daniel Lindeberg qui a une boulangerie / pâtisserie à Stockholm. A force de relances (mon expérience de chasse de tête m’a appris à ne pas hésiter à insister même si on n’a pas de réponse 😀 ), il m’a répondu que je pouvais passer quelques jours dans son laboratoire. J’ai bondi de joie en lisant son email ! Réservation des billets d’avion ainsi que d’une chambre dans un AirBnb à 500 mètres (c’est bien d’être à côté pour commencer à 6h !), c’est parti !

Bon, j’avoue que le premier jour j’étais dans mes petits souliers. J’ai été très bien accueillie, l’équipe m’a directement parlé en anglais (il faudrait un jour que j’apprenne davantage le suédois). L’avantage d’un métier manuel, c’est que les gestes suffisent pour deviner ce que l’autre souhaite dire lorsque l’on a du mal à se comprendre. C’était hyper intéressant et instructif de voir comment ils fabriquent les kanelbulle. Ils sont bien plus rapides que moi 😀 . Pour ma défense, on n’a pas le même équipement 😉. Voir le fonctionnement du matériel professionnel : pétrin, laminoir, tours réfrigérées, étuve et four ventilé m’aide à mieux visualiser l’organisation de ma future production. Je les ai donc observés puis ensuite je copiais leurs gestes. J’avais peur de mal faire ! Mais finalement après quelques essais, les gestes devenaient naturels. Les photos seront plus parlantes que mes explications, je vous laisse découvrir les différentes étapes :

 

C’était aussi la saison des semlor ! C’est une brioche fourrée à la pâte d’amande avec un chapeau de crème fouettée, un délice 😋. Le nom est d’origine latine : simila qui désigne une farine de blé fine utilisée pour cette pâtisserie. Dégustés à l’origine le Mardi gras, on peut les trouver dès janvier dans toutes pâtisseries et cafés suédois. Après mon travail, je me promenais dans Stockholm pour aller tester différents fikas. Un jour, mon voisin a commandé cinq semlor pour sa famille qui allait arriver. C’est une vraie institution ! Je lui ai demandé si je pouvais les prendre en photos tellement c’était beau !

C’était un super moment de découverte et d’apprentissage. Chaque fois que je rentre de Suède, je suis sur un petit nuage (de crème fouettée ?).  

Tack så mycket Daniel !

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